Quelles sont les méthodes alternatives aux tests sur les animaux ?

Nous avons vu dans un précédent article que les tests sur animaux sont interdits en Europe depuis 2013 pour les produits cosmétiques et leurs ingrédients. Ces tests étaient autrefois utilisés pour démontrer la sécurité d’emploi et l’efficacité des produits.

Néanmoins, la règlementation européenne exige toujours ces preuves d’innocuité et d’efficacité ! Comment y satisfaire, et les garantir aux utilisateurs ?

Les Laboratoires ont développé des méthodes dites « alternatives ». Il s’agit de tests réalisés in vitro, sur des cultures de cellules, qui permettent d’observer et d’analyser les effets des substances sans avoir à recourir à des animaux. Ces tests sont très utilisés pour démontrer l’innocuité et la tolérance des produits. Pour démontrer leur efficacité, les tests sur volontaires humains sont une excellente méthode. Mais attention : seuls les produits ayant démontré une absence totale de toxicité lors des tests in vitro peuvent faire l’objet d’une utilisation chez l’homme !

Ces preuves sont consignées au sein d’un document obligatoire appelé « Rapport sur la sécurité du produit cosmétique » qui figure au sein du Dossier d’Information Produit, lui aussi obligatoire et mis à la disposition des Autorités de Santé.

Un exemple de test alternatif bien connu : la tolérance oculaire.

Pour pouvoir commercialiser un produit cosmétique qui pourrait entrer en contact avec les yeux (par exemple un contour des yeux anti-fatigue), il est indispensable de démontrer qu’il n’est pas irritant en cas de contact accidentel avec les yeux. Hors de question d’injecter le produit dans l’œil de lapins ou de souris ! Il existe plusieurs méthodes alternatives de référence, notamment le « test de relargage du rouge neutre » et le « test du gel d’agarose ». Toutes ces méthodes sont réalisées in vitro, et le produit à évaluer est déposé au centre d’un disque de culture de cellules. Si le produit est irritant, il va apparaitre une zone de lyse cellulaire, dont le diamètre est proportionnel à la toxicité. Si la membrane est intacte, pas d’irritation !

Il existe d’autres tests alternatifs, par exemple pour mesurer la phototoxicité (appelé OECD432) ou la mutagénicité (OECD471).

 

Ce sont des méthodes solides et reconnues par les autorités, qui permettent d’obtenir des résultats fiables et qui garantissent l’absence de toxicité pour l’utilisateur final. Ainsi, le phytoboomer qui achète un produit cosmétique vendu sur le marché européen a la garantie que son produit n’a pas été testé sur les animaux, mais également que celui-ci présente toutes les preuves de sa sécurité d’utilisation !

Bonjour les Phytoboomers !

Ce blog, c’est tout simplement le RDV des curieux, passionnés par les plantes et la science, convaincus que la nature est notre passé, notre présent et évidemment notre futur.

Je suis Elixia, mascotte officielle des Phytoboomers. Avec vous, je partage et échange sur nos centres d’intérêt communs, sérieux ou un peu décalés ! Bienvenue dans notre communauté… et à vos commentaires ! #natureisfuture

Partager cet article

Commentaires

  1. Je me suis toujours demandé comment ils faisaient pour tester l’innocuité des produits sans tester sur les animaux notamment pour les yeux c’est super intéressant merci pour toutes ces précisions !

    1. Merci pour vos encouragements Denise ! c’est un plaisir pour nous de partager ces informations, et surtout de montrer qu’aujourd’hui la science permet de tester l’innocuité des produits sans avoir recours aux tests animaux qu’il faut à tout prix bannir pour les produits cosmétiques !

    1. Toutes les cellules sont entourées d’une membrane appelée membrane plasmique. Lorsque celle-ci est détruite (ou lysée) elle se vide de son contenu et meurt. Evaluer la capacité d’un produit à provoquer la lyse cellulaire revient donc à évaluer la capacité d’un produit à tuer la cellule et donc évaluer son caractère toxique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *