Tisane, infusion, décoction : connaissez-vous la différence ?

Nous avons tous notre boisson préférée. Hormis l’eau pure, à privilégier tout au long de la journée, nous consommons du café, du thé, de la tisane ou du jus de fruits. Quel Phytoboomer ne s’est jamais préparé une infusion de son mélange de plantes favori, idéalement issu de sa récolte personnelle ? Mais est-ce bien une infusion…

Nous allons aujourd’hui faire le point sur différents modes de préparation d’extraits de plante, qui peuvent s’appliquer aussi bien dans votre cuisine, qu’à l’échelle industrielle. Toutes ces méthodes ont pour but d’extraire les constituants de la plante pour les faire passer dans un liquide (qui sera ensuite consommé par exemple).

Une infusion, c’est mettre en contact une plante (très souvent séchée) directement avec de l’eau chaude durant un temps donné, généralement assez court (quelques minutes). C’est le sachet de thé que l’on plonge dans sa tasse d’eau bouillante.

Une décoction, contrairement à l’infusion, c’est mettre en contact une plante (là aussi séchée) dans de l’eau froide, puis de porter le mélange à ébullition quelques minutes. L’extrait peut ensuite être refroidi. Louis XIV buvait tous les matins une décoction de sauge.

Une macération, c’est mettre en contact une plante, fraiche ou séchée, dans de l’eau froide durant plusieurs heures ou plusieurs jours. C’est la méthode qui est utilisée pour fabriquer le purin d’ortie, très utile au jardinier. D’autres solvants, comme de l’huile, de l’alcool pur ou un mélange d’eau et d’alcool, peuvent être utilisés pour réaliser une macération. C’est par exemple le mode de préparation traditionnel de l’huile d’arnica.

Une percolation, c’est faire passer un liquide (chaud ou froid) à travers une certaine quantité de plante, généralement broyée. C’est le cas du café filtre.

D’une manière générale, la préparation obtenue doit être filtrée avant utilisation. Au niveau industriel, les critères tels que la nature du solvant d’extraction (eau, alcool…), sa température exacte, le temps de contact plante/solvant, la quantité de plante utilisée, la taille de coupe de la plante, le degré de séchage… sont évalués avec une grande précision car chacun possède un impact très important sur la qualité de l’extrait final !

Bonjour les Phytoboomers !

Ce blog, c’est tout simplement le RDV des curieux, passionnés par les plantes et la science, convaincus que la nature est notre passé, notre présent et évidemment notre futur.

Je suis Elixia, mascotte officielle des Phytoboomers. Avec vous, je partage et échange sur nos centres d’intérêt communs, sérieux ou un peu décalés ! Bienvenue dans notre communauté… et à vos commentaires ! #natureisfuture

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Commentaires

  1. Bonjour et si par exemple je mets de la menthe fraîche et non séchée dans de l’eau chaude comment appelle-t-on cette préparation ?
    Cordialement,
    Jeanne F.

    1. Peu importe que la plante soit séchée ou fraîche, le fait de plonger une plante dans l’eau chaude et non froide fait de la préparation une infusion ! pas d’inquiétude Jeanne, plonger de la menthe fraîche dans de l’eau chaude donnera une boisson tout aussi agréable à boire. Le séchage permet juste une conservation longue durée des plantes

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